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25 août 2026
La légèreté… sérieusement ?
26 août 2026Un défi léger pour la rentrée

En ces temps chargés d’une dense et bousculante actualité, je nous propose ce défi : et si on prenait la légèreté au sérieux ?
Pas la légèreté du « tout va bien » naïf, de la bienveillance « molle », du manque d’exigence ou de consistance.
Mais plutôt celle qui déleste, qui apaise de l’intérieur. Celle que j’ai explorée cet été, peut-être comme vous… ?
Dans le monde du travail, on parle souvent objectifs, résultats, performance. Et aussi, de plus en plus, confiance, reconnaissance, bienveillance alliée à exigence. Autant de sujets essentiels, de mon point de vue, quel que soit notre métier.
On parle plus rarement de légèreté, et pourtant…
La légèreté, ça peut être un trait d’humour, une dose de bonne humeur,
Un ton moins formel, des échanges plus simples et spontanés,
La capacité à souffler, à sourire, à se détendre,
Essentielle non pour fuir le réel, mais pour mieux y travailler.
Mais il y a une autre forme de légèreté, plus discrète, plus intérieure. Celle que j’ai expérimentée cet été, parfois sans même en avoir conscience…
Au premier jour de mes vacances, j’ai ressenti un appel vibrant : faire du vide dans ma maison…
Besoin d’ouvrir les placards, de sortir vêtements, livres et tant d’objets accumulés au fil des années. Épurer mon bureau, les étagères, les murs. Trier, réaménager, déplacer, donner…Et parfois, plus difficilement, me débarrasser.
Très vite, j’ai senti en moi quelque chose se dénouer : un confort, un apaisement. Moins de choses à regarder, à ranger, à conserver, à gérer. Et plus de respiration. Comme si, en allégeant l’espace autour de moi, j’allégeais aussi l’espace en moi.
J’ai poursuivi le désencombrement à un autre endroit, plus bruyant encore…mon smartphone.
Notifications coupées, plusieurs applications désinstallées. Un début de sevrage progressif, non sans mal, mais récompensé par la satisfaction d’enlever un autre poids : celui de devoir regarder, devoir répondre, devoir savoir. Me délester de cette croyance qu’il faut être informée et disponible en permanence…

Arrivée sur mon lieu de vacances en Bretagne, je réalise que j’ai poursuivi ce mouvement.
Habituellement, j’aime anticiper, prévoir des activités, « remplir » mes journées, pour mieux « profiter ». Cette année, je me suis surprise à faire autrement : des matinées vides, des journées improvisées, des marches sans destination prédéfinie.

Du « rien » en apparence, mais en réalité, un espace pour accueillir autre chose, que j’avais eu tendance à trop oublier depuis quelque temps : ce qui est là, tout simplement.
Et contempler la danse des vagues qui avancent puis se retirent, sans que rien ni personne ne leur impose un rythme. M’émerveiller devant le spectacle en mille couleurs offert par ce paysage entre ciel, mer, granit et terre. Sentir l’odeur de la marée sur la grève. Ressentir le soleil me réchauffer, la brise me rafraîchir, l’eau froide piquer mes pieds. Écouter le bruit du ressac sur les rochers, et le chant des goélands tantôt percer au loin.
Ce vide m’a fait un bien fou. Il a allégé mon corps, libéré mon esprit, m’offrant un souffle de vie puissant.
Je prends conscience que c’est aussi cela, l’expérience de la légèreté : revenir à l’instant présent.
C’est-à-dire, sortir de l’emprise du temps. Suspendre à la fois la projection de demain et le retour sur hier.
Laisser alors au moment présent toute sa place, pour en faire une expérience à vivre, un potentiel énergétique à libérer, et non plus un simple passage entre deux tâches, entre deux temps.
Enlever plutôt qu’ajouter
En cette rentrée professionnelle, je me dis alors que la légèreté commence peut-être par une question simple :
Combien de choses continuons-nous à porter par habitude ?
Des réunions qui n’ont plus vraiment de raison d’être. Des façons de travailler devenues peu efficaces. Des tâches ou des outils empilés sans jamais être rediscutés. Des décisions que l’on reporte. Des tensions que l’on garde en soi. Des injonctions que l’on s’impose. Des interprétations que l’on projette. Des croyances qui nous limitent.
Dans le travail comme dans la vie, nous savons souvent très bien ajouter. Mais nous sommes moins entraînés à enlever, à questionner ce qui est devenu inutile, à prioriser l’essentiel.
Or, lorsque nous cessons de porter ce qui n’a plus besoin de l’être, nous retrouvons de l’espace pour être pleinement présents à ce qui est.
La légèreté devient alors une forme de présence plus profonde.
Depuis un endroit plus clair et plus calme, elle ouvre un espace permettant de recouvrer du souffle et de la capacité à observer, écouter, penser, oser, décider, créer….
A renforcer du même coup son pouvoir d’agir, à partir d’une posture professionnelle plus authentique, consciente et alignée avec soi-même.
Et aussi, tout simplement, à développer sa joie intérieure.

La légèreté n’est décidément pas un luxe. Elle est une ressource à bien moult facettes, plus que jamais précieuse à cultiver…
Belle et légère rentrée à tous.
Pour aller plus loin :
- Coaching individuel : avoir un espace de ressources pour donner du sens et agir
- Coaching d’équipe : créer un espace de ressources, de communication et de relations authentiques et explicites
- Ateliers de Co-Développement : Résoudre des problématiques concrètes avec ses pairs
- Manageur accompagnateur : porter le sens et faciliter la performance
- Lâcher prise pour atteindre ses objectifs

Com-Hom
A propos de l’auteur :
18 ans d’évolution dans la fonction DRH et management et un parcours de vie qui m’ont conduit à creuser le sillon du « mieux être en lien pour mieux performer ensemble », puis à embrasser le métier de coach certifiée et formatrice, portée par 3 moteurs :
- Le constat que beaucoup de nos difficultés tiennent à notre communication et manière d’interagir ;
- Une croyance dans les capacités d’évolution de chacun d’entre nous ;
- Une envie farouche d’aider les managers et les équipes à (re)trouver du pouvoir d’agir au service de leur réalisation individuelle et collective.
Je trouve dans Com-Hom : des valeurs fortes partagées, une équipe riche de talents complémentaires, porteuse de créativité et de sens… pour mieux (ré)concilier performance et intelligence du cœur.
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Crédit photographique : Com-Hom, Freepik, Tchatgpt, Pixabay Annie Frénot


