Archives

Comment faire pire en croyant faire mieux ?


J’ai adoré cet ouvrage de Maya Beauvallet, les stratégies absurdes,  qui aborde sans complaisance la question de l’utilité des indicateurs et de leurs déviances. Je cite p 140 :

« Définir l’objectif peut sembler chose facile pour de nombreux apprentis managers, mais l’expérience a montré que cette étape, première et fondamentale, pouvait se révéler la plus délicate. Parmi les embûches des indicateurs, cette étape de définition d’objectif est probablement la plus dangereuse mais également la plus salutaire : elle permet de donner du sens à l’action et ne doit donc pas être auto-générée par l’indicateur, mais bien définie par les acteurs au niveau politique » (par le cap de l’organisation).

Au niveau indicateur, je préfère parler de « partage de contrats » qui signifie échange, implication, mesure au plus prêt de la réalité terrain, démarche down-top, délégation, confiance …

Ce livre, regorgeant d’exemples concrets de « Comment faire pire en croyant faire mieux », nous fait osciller entre l’utilité et la déviance des indicateurs. Il nous explique également, sur la base d’études, les effets des indicateurs individuels et collectifs sur un groupe de travail.

A lire absolument ! Merci Hugues de m’avoir fait découvrir ce livre.

Les commentaires sont fermés.